17h00 — Renato Nicolaï dans son jardin
Le 8 janvier 1981, vers 17h00, Renato Nicolaï, 55 ans, bricolait dans son hangar à outils quand il entend un sifflement sourd. Il sort et voit, à environ 50 mètres, un objet de forme circulaire, d'environ 1,5 mètre de diamètre et 1 mètre de haut, gris-plomb, en train de se poser sur une terrasse en contrebas de son jardin.
L'objet est décrit comme ressemblant à « deux bols retournés l'un sur l'autre », avec deux bandes saillantes sur le pourtour et quatre orifices à la base. Il est posé sur le sol pendant quelques secondes, puis décolle avec un sifflement, soulève un nuage de poussière, et disparaît vers le nord-est.
Nicolaï se rend immédiatement sur la terrasse et constate deux cercles concentriques tracés dans le sol, et une couronne de légère brûlure sur la végétation. Il signale l'observation à la gendarmerie le lendemain matin.
L'intervention du GEPAN — analyse des traces au sol
La gendarmerie de Draguignan prélève des échantillons de sol et de plantes sur le site le 9 janvier. Elle les transmet au GEPAN (Groupement d'Études des Phénomènes Aérospatiaux Non identifiés), alors basé au CNES à Toulouse.
Le GEPAN mandate plusieurs laboratoires pour analyser les prélèvements :
- Laboratoire de phytopathologie de l'INRA (Avignon) : analyse des plantes (luzerne) prélevées dans et autour de la trace.
- Laboratoire de géologie de l'université de Metz : analyse du sol.
- Institut de Chimie des Surfaces et Interfaces (ICSI, Mulhouse) : analyse thermique du sol.
Les résultats de l'INRA : chlorophylle modifiée
Les résultats des analyses de l'INRA sont la partie la plus remarquable du dossier Trans-en-Provence. Les chercheurs ont analysé les feuilles de luzerne prélevées à différentes distances de la trace.
Résultats publiés dans la Note technique GEPAN n°16 (1983) :
- Les plantes prélevées dans la trace présentent une réduction de 30 à 50% de leur teneur en chlorophylle et caroténoïdes par rapport aux témoins prélevés hors site.
- La réduction est inversement proportionnelle à la distance au centre de la trace : plus on est proche, plus les plantes sont affectées.
- Cette distribution en gradient est caractéristique d'une source centrale d'irradiation — et non d'un choc mécanique uniforme ou d'un herbicide.
- Les modifications biochimiques correspondent à un stress oxydatif intense et à une perturbation du cycle de Calvin.
« Le phénomène observé [sur les plantes] ne correspond à aucune cause connue de dégradation de la chlorophylle dans des conditions naturelles ou expérimentales usuelles. »
— Note technique GEPAN n°16, CNES, 1983
Classification GEIPAN et signification scientifique
Le cas Trans-en-Provence est classé Classe D par le GEIPAN (Phénomène non expliqué malgré enquête complète). Il reste en 2026 le seul cas OVNI au monde avec :
✓ Ce qui est établi par des analyses de laboratoire
- Une trace mécanique au sol incompatible avec tout engin connu de 1981.
- Un échauffement du sol (300–600°C) sur une durée extrêmement brève.
- Des modifications biochimiques de la chlorophylle distribuées en gradient autour d'une source centrale, publiées dans un rapport institutionnel officiel.
- Un témoin unique sans antécédent psychiatrique ni intérêt particulier à mentir — Nicolaï ne s'est jamais mis en avant médiatiquement.
⚠ Limites de l'enquête
- Un seul témoin direct de l'observation (Nicolaï).
- Aucun enregistrement vidéo ou photo contemporain.
- L'origine des modifications biochimiques reste non établie — elles sont réelles et mesurées, mais leur cause physique précise (rayonnement électromagnétique, chaleur, champ de force ?) est inconnue.
Sources et lectures complémentaires
- GEPAN — Note technique n°16 : « Enquête 81/01 — Analyse d'une trace », CNES Toulouse, 1983
- INRA Avignon — rapport d'analyse phytopathologique des prélèvements du 9 janvier 1981
- Michel Bounias (INRA) — article dans Journal of Scientific Exploration, 1990
- GEIPAN — fiche en ligne du cas Trans-en-Provence (Classe D) — https://www.cnes-geipan.fr/
- Jean-Jacques Vélasco — OVNI, l'évidence, Robert Laffont, 2007
- Yves Sillard — Phénomènes aérospatiaux non identifiés, Le Cherche Midi, 2007