Documents officiels Par VIDEO OVNI 2026-05-31 8 min de lecture

Apollo et les UAP : ce que les astronautes ont signalé — fichiers PURSUE déclassifiés

Les missions Apollo ont permis à douze hommes de marcher sur la Lune. Mais plusieurs astronautes ont aussi signalé, au fil des années, des observations inexpliquées lors de leurs vols. Les fichiers PURSUE déclassifiés en mai 2026 contiennent plusieurs dossiers liés au programme Apollo. Voici ce qu'ils disent, ce qu'ils ne disent pas, et ce qui mérite vérification.

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Les missions Apollo et les observations non identifiées

Entre 1968 et 1972, douze missions Apollo ont transporté des astronautes autour de la Lune ou sur sa surface. Pendant ces missions, les communications entre les astronautes et le sol (Mission Control à Houston) ont été enregistrées dans leur intégralité.

Certaines de ces communications, notamment les « channels de boucle soudée » qui n'étaient pas retransmis en direct au public, ont fait l'objet de demandes de déclassification depuis les années 1990. Des transcriptions partielles ont circulé, certaines authentiques, d'autres de provenance douteuse.

Les fichiers PURSUE de mai 2026 incluent plusieurs dossiers directement liés au programme Apollo. Ils ne révèlent pas d'observations spectaculaires cachées, mais ils permettent de contextualiser et, dans certains cas, de confirmer ou d'infirmer des affirmations qui circulaient depuis des décennies.

Ce que les astronautes ont signalé officiellement

Plusieurs astronautes Apollo ont fait des déclarations publiques sur des observations inexpliquées. Ces déclarations doivent être distinguées selon leur contexte.

Buzz Aldrin (Apollo 11, 1969) a décrit, lors d'une interview en 2005 et reprise depuis, avoir observé lors du trajet Terre-Lune un objet lumineux qui suivait le module lunaire à distance. Dans l'interview, il précise qu'à l'époque, l'équipage avait conclu que c'était probablement un des panneaux de l'adaptateur de lunar module éjecté peu avant. Il n'a jamais dit que c'était un vaisseau extraterrestre — une affirmation qui lui a été faussement attribuée par des sources non vérifiées.

Edgar Mitchell (Apollo 14, 1971) est le cas le plus cité. Il avait exprimé sa conviction personnelle que les extraterrestres avaient visité la Terre, mais cette conviction reposait sur des informations de seconde main, pas sur des observations directes lors de ses vols.

Gordon Cooper (Mercury, Gemini — pas Apollo) avait signalé des contacts radar et visuels lors de missions antérieures. Son témoignage est souvent cité dans le contexte Apollo alors qu'il s'agit d'autres programmes.

Les fichiers PURSUE liés à Apollo

Parmi les dossiers des deux vagues PURSUE de mai 2026, au moins six sont directement liés au programme Apollo.

Le dossier PRSU-2026-089 contient une transcription partielle de communications sol-orbite d'une mission Apollo (le numéro de mission est caviardé) où les astronautes signalent un objet lumineux « à 9 o'clock » pendant la phase d'orbite lunaire. La transcription est suivie d'une note interne de la NASA indiquant que l'objet a été identifié comme « débris orbital probable » sans investigation supplémentaire.

Le dossier PRSU-2026-112 contient un mémo interne de 1972 discutant de la procédure de rapport pour les observations non identifiées pendant les missions Apollo. Ce mémo confirme qu'un protocole existait, mais indique que la plupart des observations étaient rapidement attribuées à des causes connues sans investigation approfondie.

Le dossier PRSU-2026-134, le plus attendu, contient des données de capteurs supplémentaires pour Apollo 11. Son contenu est largement caviardé, avec seulement des données de navigation visibles.

Analyse des documents Apollo dans PURSUE

La lecture des six dossiers Apollo de PURSUE permet de tirer plusieurs conclusions préliminaires.

Premièrement, il existait bien un protocole de rapport pour les observations non identifiées pendant les missions Apollo. Ce protocole n'était pas destiné à cacher des informations, mais à gérer rapidement les signalements pour ne pas distraire les équipages de leurs missions primaires.

Deuxièmement, la plupart des observations signalées ont été rapidement attribuées à des causes connues — débris orbitaux, réflexions optiques, phénomènes atmosphériques lors des rentrées. Cette attribution rapide n'était pas nécessairement erronée, mais elle n'était pas non plus le résultat d'investigations approfondies.

Troisièmement, au moins deux dossiers (PRSU-2026-089 et un autre dont les détails sont partiellement caviardés) documentent des observations qui n'ont pas reçu d'attribution officielle. Ces dossiers sont marqués « investigation non conclue » dans les métadonnées PURSUE.

Les théories et leur niveau de certitude

Plusieurs théories circulent sur les UAP et le programme Apollo. Les fichiers PURSUE permettent de les évaluer avec plus de rigueur.

La théorie d'une interdiction de signalement : infirmée. Les documents montrent qu'un protocole de rapport existait et que des observations ont bien été consignées. Il n'y a pas de preuve d'une suppression systématique des rapports.

La théorie d'observations non identifiées significatives pendant Apollo : partiellement corroborée. Deux dossiers documentent des observations sans attribution officielle. Mais « sans attribution » ne signifie pas « extraterrestre » — cela signifie que l'investigation n'a pas conclu.

La théorie d'un contact établi avec des entités non humaines pendant les missions Apollo : non corroborée. Aucun des six dossiers PURSUE liés à Apollo ne contient quoi que ce soit de ce type. Les affirmations d'Edgar Mitchell reposaient sur des informations de seconde main, pas sur des documents officiels.

Ce que la NASA confirme officiellement

La NASA a publié une déclaration le 15 mai 2026 en réponse aux interrogations sur les dossiers Apollo dans PURSUE.

La NASA confirme que des protocoles de rapport existaient pendant les missions Apollo et que des observations non identifiées ont été consignées. Elle précise que la grande majorité a reçu une explication satisfaisante lors d'analyses ultérieures.

La NASA précise également que les dossiers dont le contenu reste partiellement caviardé dans PURSUE le sont pour des raisons liées aux technologies utilisées — les capteurs et systèmes de navigation d'Apollo 11-17 contenaient des informations qui restent sensibles pour des raisons de contre-espionnage, même en 2026.

La NASA réaffirme sa position : elle n'a pas de preuve de contact avec des entités non humaines, avant, pendant ou après les missions Apollo.

Ce qui reste à vérifier

Plusieurs aspects des dossiers Apollo dans PURSUE méritent une investigation supplémentaire.

Les deux dossiers sans attribution officielle (PRSU-2026-089 et un second partiellement caviardé) devraient faire l'objet d'une analyse technique indépendante. L'AARO a été sollicité pour inclure ces dossiers dans son programme d'analyse des cas non résolus.

Les sections caviardées du dossier PRSU-2026-134 (Apollo 11) sont particulièrement attendues. Des demandes FOIA supplémentaires ont été déposées pour obtenir une déclassification plus complète. Les délais de traitement sont inconnus.

Enfin, les archives audio complètes des communications de Mission Control pendant les missions Apollo — incluant les canaux non retransmis en direct — sont dans les collections de la NASA. Leur déclassification complète dans le cadre de PURSUE est demandée par plusieurs chercheurs et parlementaires.

VIDEO OVNI maintiendra une veille sur ces développements et publiera une mise à jour dès que de nouvelles informations seront disponibles.

Questions fréquentes

Buzz Aldrin a-t-il vraiment vu un OVNI pendant Apollo 11 ?

Aldrin a bien décrit un objet lumineux lors du trajet Terre-Lune. Il a lui-même précisé dans des interviews qu'à l'époque, l'équipage avait conclu qu'il s'agissait probablement d'un panneau de l'adaptateur éjecté. Il n'a jamais affirmé que c'était un vaisseau extraterrestre.

Les dossiers PURSUE confirment-ils des observations non expliquées pendant Apollo ?

Deux des six dossiers Apollo dans PURSUE documentent des observations sans attribution officielle. Ces dossiers sont marqués 'investigation non conclue'. Ils ne confirment pas d'origine extraterrestre — ils confirment que l'investigation était incomplète.

Toutes les communications Apollo sont-elles accessibles au public ?

Les communications retransmises en direct le sont. Les canaux internes de Mission Control sont partiellement archivés à la NASA. Une déclassification complète dans le cadre de PURSUE est demandée mais pas encore accordée.

Sources et limites

Programme PURSUE — dossiers PRSU-2026-089, 112, 134 (mai 2026). Déclaration NASA du 15 mai 2026. Archives audio Apollo (NASA). Interviews publiques de Buzz Aldrin (2005). Interviews publiques d'Edgar Mitchell. Rapport AARO FY2024. Les sections caviardées des dossiers Apollo dans PURSUE ne sont pas accessibles. Les analyses indépendantes de ces dossiers sont en cours.

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